7-0102 Santé Smartphone – le DAS

Qu’est-ce que le DAS (Débit d’Absorption Spécifique).

Il quantifie le niveau d’exposition maximal aux ondes radio quand l’appareil fonctionne à puissance maximale et s’exprime en watts par kg. Trois types de DAS sont définis :

  • le « DAS tête » qui reflète l’usage du téléphone à l’oreille, en conversation ;

  • le « DAS tronc » associé aux usages d’un téléphone, d’une tablette … qui sont portés près du tronc ;

  • le « DAS membre » qui correspond à un usage d’un téléphone, d’une tablette, d’une montre connectée plaqués contre un membre, comme par exemple lorsqu’ils sont tenus à la main, portés dans un brassard, sur le bras ou dans la poche d’un pantalon.

En Europe, 2 W/kg est la limite de DAS qui ne doit jamais être dépassée pour l’exposition aux ondes radio de la tête et du tronc et 4W/kg pour les membres.

En France, tous les mobiles commercialisés ont ainsi l’obligation réglementaire d’avoir des DAS inférieurs à 2 W/kg pour la tête et tronc et 4W/kg (arrêté du 8 octobre 2003 tel que modifié par l’arrêté du 15 novembre 2019 « fixant les spécifications techniques applicables aux équipements radioélectriques »).

Ces limites de 2 W/kg et 4W/kg, recommandées par l’OMS, ont été confirmées par l’ANSES dans son avis d’octobre 2013 sur les radiofréquences.

Ces DAS figurent sur différents supports et en boutique (notice du fabricant, catalogue commercial, sur toutes publicités de ces équipements, sites web…), ainsi que sur l’application Open Barres de l’ANFR pour les mobiles Android.

En termes d’exposition aux ondes radio, les terminaux pour la 5G sont soumis aux mêmes limites réglementaires de DAS que les terminaux pour les précédentes technologies (2G, 3G et 4G).

Article extrait de :

https://www.fftelecoms.org/nos-travaux-et-champs-dactions/telecoms-responsables/mon-mobile-ma-sante-brochure-fftelecoms-edition-2020/

7-0101 Santé Que disent OMS & Agence Nationale de Sécurité Sanitaire

Y-a-t-il des effets sur la santé ?

Un grand nombre d’études a été mené au cours des deux dernières décennies pour déterminer si les téléphones portables représentent un risque potentiel pour la santé. À ce jour, il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet nocif pour la santé.

Aide-mémoire n°193 de l’OMS sur le téléphone mobile, octobre 2014 dont sont extraites ces citations.

En France, que disent l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) et le ministère de la Santé ?

« L’ANSES souligne dans un avis du 21 octobre 2019 que certains éléments d’expertise, bien que limités, mettent en évidence des effets biologiques sur l’activité cérébrale en cas d’exposition à un niveau de DAS [Débit d’Absorption Spécifique] supérieur à 2 W/kg. Ils ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets sur d’autres fonctions biologiques spécifiquement associées à de telles expositions au niveau du tronc. » (voir l’article 7-0102 Santé Smartphone - le DAS )

Communiqué du ministère de la Santé du 19 novembre 2019.

« Les travaux d’expertise menés par l’Agence sur la base des données actuelles issues de la littérature scientifique internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets des radiofréquences chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur mâle et femelle, le système immunitaire et la toxicité systémique, ni d’effets cancérogènes ou tératogènes. En revanche, l’Agence conclut à un effet possible de l’exposition aux radiofréquences sur le bien-être des enfants et leurs fonctions cognitives (mémoire, fonctions exécutives, attention). Les effets observés sur le bien-être pourraient toutefois davantage être liés à l’usage des téléphones mobiles plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent. »

Communiqué de l’ANSES du 8 juillet 2016 sur l’exposition des enfants aux radiofréquences.

« L’évaluation des risques liés à l’exposition aux radiofréquences ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré et ne conduit pas à proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition de la population. Elle pointe toutefois, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’Homme ou chez l’animal. Par ailleurs, certaines publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Compte tenu de ces éléments, dans un contexte de développement rapide des technologies et des usages, l’ANSES recommande de limiter les expositions de la population aux radiofréquences en particulier des téléphones mobiles, notamment pour les enfants et les utilisateurs intensifs, et de maîtriser l’exposition générale résultant des antennes-relais. »

Communiqué de l’ANSES relatif à son avis du 15 octobre 2013 sur les radiofréquences.

Article extrait de :

https://www.fftelecoms.org/nos-travaux-et-champs-dactions/telecoms-responsables/mon-mobile-ma-sante-brochure-fftelecoms-edition-2020/

1-0101 Sécurisez votre Smartphone

Vous utilisez votre Smartphone en toute occasion pour appeler, bien sûr, mais aussi pour envoyer des mails, photographier, faire des achats ou vous connecter à votre Banque à Distance. Il contient un nombre important de données confidentielles.

Il est important de prendre conscience que votre smartphone est devenu la porte d’entrée de :

  • votre agence bancaire
  • vos informations personnelles
  • votre relation avec votre conseiller
  • l’ensemble de vos comptes et services

Adoptez-vous les bons réflexes pour assurer la sécurité de votre smartphone ? Découvrez-le dans les paragraphes suivants :

28% des utilisateurs de smartphone ne protègent pas l'accès à leur mobile par un mot de passe. Le mot de passe permet de verrouiller votre téléphone automatiquement après quelques minutes d'inutilisation. Protéger son mobile (mot de passe, empreinte digitale, schéma d’écran…) ne prend que quelques instants. Il vous suffit d’aller dans les réglages de votre téléphone pour le protéger ou en modifier l’accès.

Insuffisamment connues, il en existe de toutes sortes et pour toutes les marques. Ces applications vous permettent de localiser votre smartphone, le verrouiller ou effacer l'ensemble des données à distance, en cas de vol. Certaines applications vous permettent même d'enclencher une alarme très bruyante.

En 2017, les équipes Google Play avaient neutralisé plus de 700.000 applications malveillantes sur leur plateforme. Il s'agit de versions falsifiées d'applications plus renommées ou de versions infectées. Ces applications ont pour but d'inciter à la souscription de services non désirés ou de voler les données contenues dans le portable. Téléchargez toujours vos applications à partir des stores officiels comme Google Play par exemple.

Dans le métro, le train, une file d'attente, le smartphone s'utilise partout et pas toujours en toute discrétion. Lorsque vous saisissez un mot de passe ou vos identifiants, assurez-vous que personne ne regarde par dessus votre épaule.

S'ils ne sont pas désirés, il s'agit de spams et sont illégaux au même titre que les mails. Certains, alléchants ou inquiétants, vous renvoient vers des formulaires et agissent comme du phishing. On parle alors de Smishing (le phishing par SMS).

Avant de vous connecter à un réseau Wifi, vérifiez toujours que la connexion est sécurisée. Dans le cas contraire, il est possible d'intercepter vos données personnelles.